Retour Sommaire
Retour 1789-1995
1906-1910 : LA RÉPRESSION FRAPPE LES GRÉVISTES
De 1906 à 1910, de puissantes vagues de grèves, durement réprimées, secouent le pays.
Face à la crise viticole, 700 000 personnes manifestent à Montpellier le 9 juin 1907. Narbonne se révolte. Le gouvernement envoie la troupe contre la "Commune de Narbonne ". Mais les soldat, du 17ème régiment d'infanterie de ligne mettent crosses en l'air, pillent une poudrière et marchent sur Béziers pour soutenir les vignerons en lutte. Cette épopée sera popularisée peu après par la chanson de Gaston Montéhus, "Gloire au 17ème" célébrant la mutinerie "des braves pioupious du 17ème".
Un mois plus tôt, les électriciens de Paris avaient plongé la capitale dans le noir. En mai 1908 à Draveil, puis en juillet de la même année Villeneuve-Saint-Georges, la troupe faisait feu sur des grévistes après que la police eut utilisé des agents provocateurs. Après ces provocations les dirigeants de la CGT sont arrêtes, comme le Secrétaire général, Victor Griffuelhes, en 1906 et 1908, et le pouvoir pense un moment dissoudre la confédération pour "antipatriotisme " et "anarchisme ". En octobre 1910, les cheminots en grève sont mobilisés pour une période militaire de trois semaines. Entre 1906 et 1909, les fonctionnaires, qui n'ont toujours pas le droit de grève, débrayent quand même. Le dirigeant du syndicat des instituteurs (toléré mais non légal), Ma r i u s Nègre, est révoque. En mars 1909, les postiers grévistes sont remplacés par des militaires deux cents grévistes sont licenciés.